Didier Sribny
Joseph Margueritte
CHAMEAU
C'est
des
bottes,
elles
sont
increvables
!
Je
les
ai
quand
même
payées
5
Mille
chez
‘chaussures
Lapeyre’
le
marchand
de
chaussures de Cormilly,
Vous
me
croirez
pas
si
vous
voulez
mais
elles
ont
bien
15
ans
!
Non
j'exagère,
mais
elles
ont
quand
même
bien
fêté
leurs
12
ans c'est sûr.
Par
parenthèse
je
les
avais
pas
mises
l’autre
jour
quan’te
je
me
suis
rendu
à
la
ferme
au
Simon
Soupot
pour
voir
le
Simon.
Il
y
à
la
Louise
qui
sortait
justement
des
écuries des vaches et qui me dit :
« Quel bon vent qui t'amène Joseph ?»
Je lui répond en riant :
«
C’est
pas
le
vent,
c'est
pas
le
vent,
c'est
pas l'vent c'est le Simon.
— Pourquoi tu ris ?
Je lui répond :
«
Je
pense
au
Simon
qui
serait
content
si
jamais
il
apprenait
que
tu
dis
de
lui
que
c'est du vent. »
Elle
a
bien
compris
que
je
disais
ça
pour
plaisanter, alors elle a rigolé.
En
fait
je
venais
voir
le
Simon
rapport
à
la
clôture
du
champs
de
ormes
pour
savoir
quel
jour
le
José,
le
commis
des
Galois
doit
passer
pour
la
réparer
avant
qu'on
y
mette les moutons.
Elle me dit :
«
C'est
pourquoi
que
tu
veux
le
voir
le
Simon, Joseph ? »
Je lui dis :
«
C'est
rapport
à
la
clôture
du
champs
de
ormes,
pour
savoir
quel
jour
le
José,
le
commis
des
Galois
doit
passer
pour
la
réparer avant qu'on y mette les moutons.»
Elle me dit :
«
Ne
reste
pas
planté
dehors,
il
va
pas
tarder,. »
Et elle me dit :
«
Je
vois
qu't'as
mis
tes
bottes,
r'joins-moi
par derrière. Tu connais l'chemin. »
Je passe par derrière.
Elle me dit :
«
Heureusement
que
par
derrière
c'est
sec
parce
que
avec
tes
chaussures
basses,
c'est
pas
bien
des
chaussures
pour
aller
dans
la
gadoue.»
Et là elle me dit :
«
Je
dis
pas
qu'elles
sont
pas
bien.
Tu
les
as
achetées
où
?
Parce
que,
elle
me
dit,
y
a
le
Simon
qu'aurait
bien
besoin
d'une
paire
de
chaussure
pour
remplacer
ses
vieilles.
Tu
les
aurais
pas
achetées
à
la
foire
par
hasard ? »
Je lui dis :
«
Non,
je
les
ai
achetées
chez
‘chaussures
Lapeyre’
de
Cormigny,
et
puis
je
les
ai
payées
vraiment
pas
chères,
et
puis
c'est
vraiment
de
la
bonne
camelote,
et
puis
on
se
sent
dedans
comme
dans
des
pantoufles... »
Je lui ai dit le prix :
« 4 Mille...»
J'ai
comme
idée
qu'elle
va
lui
en
offrir
une
paire.
La Louise m'a dit :
«
Assois-toi
donc,
qu'est-ce
que
tu
dirais
d'un
petit
fond
d'culotte
avec
moi
en
attendant le Simon ? »
Ah ! j’y ai dis :
«
Tu
me
verras
jamais
refuser
un
fond
d'culotte.»
Un
fond
d'culotte
c'est
de
la
Suze
avec
de
la liqueur de cassis...
Parce
que
le
le
le
le
fond
d'culotte,
le
fond'culotte ça s'use qu'assis...
Suze
Cassis...
Ne
me
dites
pas
que
vous
auriez pas compris. Vous m'faites marcher.
Vous
m'faites
marcher
mais
j'vous
en
veux
pas.
Comme
le
Simon
n’arrivait
pas,
j’ai
dit
à
la
Louise
qu’il
fallait
que
je
rentre,
qu’elle
aurait
qu’à
lui
dire
que
je
suis
passé
rapport
à
la
clôture
du
champs
de
ormes
pour
savoir
quel
jour
le
José,
le
commis
des
Galois
doit
passer
pour
la
réparer
avant
qu'on y mette les moutons.
Au
moment
même
où
je
sortais,
y
a
le
Simon qui s’amène.
Il dit :
« Quel bon vent qui t’amène vieux Jo ?»
La Louise m’a regardé en pouffant.
«
C’est
pas
l’vent,
je
lui
dis
en
rigolant,
c’est
rapport
à
la
clôture
du
champs
de
ormes
pour
savoir
quel
jour
le
José,
le
commis
des
Galois
doit
passer
pour
la
réparer avant qu'on y mette les moutons.»
Alors il dit :
«
D’accord
mais
je
vois
vraiment
pas
ce
qu’il y a de drôle à ça ?»
Il pouvait pas comprendre.
En
me
rentrant
je
me
suis
rendu
compte
que
j’avais
oublié
de
demander
la
réponse
à
savoir
quel
jour
le
José,
le
commis
des
Galois
doit
passer
pour
la
réparer
avant
qu'on y mette les moutons.
Enfin
bref,
j’en
reviens
à
mes
bottes
que
j’ai
acheté
chez
Lapeyre.
Elles
sont
increvables.
Elles
ont
quand
même
bien
fêté leurs 12 ans c'est sûr.
Elles
sont
plus
toutes
jeunes
mais
elles
me
servent
encore
bien
des
fois
;
et
j'ai
pas
honte
à
le
dire.
J'irais
pas
jusqu'à
aller
à
la
pêche
avec,
mais
elles
me
servent
encore
bien…
Joseph Margueritte
CHAMEAU
C'est
des
bottes,
elles
sont
increvables
!
Je
les
ai
quand
même
payées
5
Mille
chez
‘chaussures
Lapeyre’
le
marchand
de
chaussures de Cormilly,
Vous
me
croirez
pas
si
vous
voulez
mais
elles
ont
bien
15
ans
!
Non
j'exagère,
mais
elles
ont
quand
même
bien
fêté
leurs
12
ans c'est sûr.
Par
parenthèse
je
les
avais
pas
mises
l’autre
jour
quan’te
je
me
suis
rendu
à
la
ferme
au
Simon
Soupot
pour
voir
le
Simon.
Il
y
à
la
Louise
qui
sortait
justement
des
écuries des vaches et qui me dit :
« Quel bon vent qui t'amène Joseph ?»
Je lui répond en riant :
«
C’est
pas
le
vent,
c'est
pas
le
vent,
c'est
pas l'vent c'est le Simon.
— Pourquoi tu ris ?
Je lui répond :
«
Je
pense
au
Simon
qui
serait
content
si
jamais
il
apprenait
que
tu
dis
de
lui
que
c'est du vent. »
Elle
a
bien
compris
que
je
disais
ça
pour
plaisanter, alors elle a rigolé.
En
fait
je
venais
voir
le
Simon
rapport
à
la
clôture
du
champs
de
ormes
pour
savoir
quel
jour
le
José,
le
commis
des
Galois
doit
passer
pour
la
réparer
avant
qu'on
y
mette les moutons.
Elle me dit :
«
C'est
pourquoi
que
tu
veux
le
voir
le
Simon, Joseph ? »
Je lui dis :
«
C'est
rapport
à
la
clôture
du
champs
de
ormes,
pour
savoir
quel
jour
le
José,
le
commis
des
Galois
doit
passer
pour
la
réparer avant qu'on y mette les moutons.»
Elle me dit :
«
Ne
reste
pas
planté
dehors,
il
va
pas
tarder,. »
Et elle me dit :
«
Je
vois
qu't'as
mis
tes
bottes,
r'joins-moi
par derrière. Tu connais l'chemin. »
Je passe par derrière.
Elle me dit :
«
Heureusement
que
par
derrière
c'est
sec
parce
que
avec
tes
chaussures
basses,
c'est
pas
bien
des
chaussures
pour
aller
dans
la
gadoue.»
Et là elle me dit :
«
Je
dis
pas
qu'elles
sont
pas
bien.
Tu
les
as
achetées
où
?
Parce
que,
elle
me
dit,
y
a
le
Simon
qu'aurait
bien
besoin
d'une
paire
de
chaussure
pour
remplacer
ses
vieilles.
Tu
les
aurais
pas
achetées
à
la
foire
par
hasard ? »
Je lui dis :
«
Non,
je
les
ai
achetées
chez
‘chaussures
Lapeyre’
de
Cormigny,
et
puis
je
les
ai
payées
vraiment
pas
chères,
et
puis
c'est
vraiment
de
la
bonne
camelote,
et
puis
on
se
sent
dedans
comme
dans
des
pantoufles... »
Je lui ai dit le prix :
« 4 Mille...»
J'ai
comme
idée
qu'elle
va
lui
en
offrir
une
paire.
La Louise m'a dit :
«
Assois-toi
donc,
qu'est-ce
que
tu
dirais
d'un
petit
fond
d'culotte
avec
moi
en
attendant le Simon ? »
Ah ! j’y ai dis :
«
Tu
me
verras
jamais
refuser
un
fond
d'culotte.»
Un
fond
d'culotte
c'est
de
la
Suze
avec
de
la liqueur de cassis...
Parce
que
le
le
le
le
fond
d'culotte,
le
fond'culotte ça s'use qu'assis...
Suze
Cassis...
Ne
me
dites
pas
que
vous
auriez pas compris. Vous m'faites marcher.
Vous
m'faites
marcher
mais
j'vous
en
veux
pas.
Comme
le
Simon
n’arrivait
pas,
j’ai
dit
à
la
Louise
qu’il
fallait
que
je
rentre,
qu’elle
aurait
qu’à
lui
dire
que
je
suis
passé
rapport
à
la
clôture
du
champs
de
ormes
pour
savoir
quel
jour
le
José,
le
commis
des
Galois
doit
passer
pour
la
réparer
avant
qu'on y mette les moutons.
Au
moment
même
où
je
sortais,
y
a
le
Simon qui s’amène.
Il dit :
« Quel bon vent qui t’amène vieux Jo ?»
La Louise m’a regardé en pouffant.
«
C’est
pas
l’vent,
je
lui
dis
en
rigolant,
c’est
rapport
à
la
clôture
du
champs
de
ormes
pour
savoir
quel
jour
le
José,
le
commis
des
Galois
doit
passer
pour
la
réparer avant qu'on y mette les moutons.»
Alors il dit :
«
D’accord
mais
je
vois
vraiment
pas
ce
qu’il y a de drôle à ça ?»
Il pouvait pas comprendre.
En
me
rentrant
je
me
suis
rendu
compte
que
j’avais
oublié
de
demander
la
réponse
à
savoir
quel
jour
le
José,
le
commis
des
Galois
doit
passer
pour
la
réparer
avant
qu'on y mette les moutons.
Enfin
bref,
j’en
reviens
à
mes
bottes
que
j’ai
acheté
chez
Lapeyre.
Elles
sont
increvables.
Elles
ont
quand
même
bien
fêté leurs 12 ans c'est sûr.
Elles
sont
plus
toutes
jeunes
mais
elles
me
servent
encore
bien
des
fois
;
et
j'ai
pas
honte
à
le
dire.
J'irais
pas
jusqu'à
aller
à
la
pêche
avec,
mais
elles
me
servent
encore
bien…
***
Joseph Margueritte
CHAMEAU
C'est
des
bottes,
elles
sont
increvables
!
Je
les
ai
quand
même
payées
5
Mille
chez
‘chaussures
Lapeyre’
le
marchand
de
chaussures de Cormilly,
Vous
me
croirez
pas
si
vous
voulez
mais
elles
ont
bien
15
ans
!
Non
j'exagère,
mais
elles
ont
quand
même
bien
fêté
leurs
12
ans c'est sûr.
Par
parenthèse
je
les
avais
pas
mises
l’autre
jour
quan’te
je
me
suis
rendu
à
la
ferme
au
Simon
Soupot
pour
voir
le
Simon.
Il
y
à
la
Louise
qui
sortait
justement
des
écuries des vaches et qui me dit :
« Quel bon vent qui t'amène Joseph ?»
Je lui répond en riant :
«
C’est
pas
le
vent,
c'est
pas
le
vent,
c'est
pas l'vent c'est le Simon.
— Pourquoi tu ris ?
Je lui répond :
«
Je
pense
au
Simon
qui
serait
content
si
jamais
il
apprenait
que
tu
dis
de
lui
que
c'est du vent. »
Elle
a
bien
compris
que
je
disais
ça
pour
plaisanter, alors elle a rigolé.
En
fait
je
venais
voir
le
Simon
rapport
à
la
clôture
du
champs
de
ormes
pour
savoir
quel
jour
le
José,
le
commis
des
Galois
doit
passer
pour
la
réparer
avant
qu'on
y
mette les moutons.
Elle me dit :
«
C'est
pourquoi
que
tu
veux
le
voir
le
Simon, Joseph ? »
Je lui dis :
«
C'est
rapport
à
la
clôture
du
champs
de
ormes,
pour
savoir
quel
jour
le
José,
le
commis
des
Galois
doit
passer
pour
la
réparer avant qu'on y mette les moutons.»
Elle me dit :
«
Ne
reste
pas
planté
dehors,
il
va
pas
tarder,. »
Et elle me dit :
«
Je
vois
qu't'as
mis
tes
bottes,
r'joins-moi
par derrière. Tu connais l'chemin. »
Je passe par derrière.
Elle me dit :
«
Heureusement
que
par
derrière
c'est
sec
parce
que
avec
tes
chaussures
basses,
c'est
pas
bien
des
chaussures
pour
aller
dans
la
gadoue.»
Et là elle me dit :
«
Je
dis
pas
qu'elles
sont
pas
bien.
Tu
les
as
achetées
où
?
Parce
que,
elle
me
dit,
y
a
le
Simon
qu'aurait
bien
besoin
d'une
paire
de
chaussure
pour
remplacer
ses
vieilles.
Tu
les
aurais
pas
achetées
à
la
foire
par
hasard ? »
Je lui dis :
«
Non,
je
les
ai
achetées
chez
‘chaussures
Lapeyre’
de
Cormigny,
et
puis
je
les
ai
payées
vraiment
pas
chères,
et
puis
c'est
vraiment
de
la
bonne
camelote,
et
puis
on
se
sent
dedans
comme
dans
des
pantoufles... »
Je lui ai dit le prix :
« 4 Mille...»
J'ai
comme
idée
qu'elle
va
lui
en
offrir
une
paire.
La Louise m'a dit :
«
Assois-toi
donc,
qu'est-ce
que
tu
dirais
d'un
petit
fond
d'culotte
avec
moi
en
attendant le Simon ? »
Ah ! j’y ai dis :
«
Tu
me
verras
jamais
refuser
un
fond
d'culotte.»
Un
fond
d'culotte
c'est
de
la
Suze
avec
de
la liqueur de cassis...
Parce
que
le
le
le
le
fond
d'culotte,
le
fond'culotte ça s'use qu'assis...
Suze
Cassis...
Ne
me
dites
pas
que
vous
auriez pas compris. Vous m'faites marcher.
Vous
m'faites
marcher
mais
j'vous
en
veux
pas.
Comme
le
Simon
n’arrivait
pas,
j’ai
dit
à
la
Louise
qu’il
fallait
que
je
rentre,
qu’elle
aurait
qu’à
lui
dire
que
je
suis
passé
rapport
à
la
clôture
du
champs
de
ormes
pour
savoir
quel
jour
le
José,
le
commis
des
Galois
doit
passer
pour
la
réparer
avant
qu'on y mette les moutons.
Au
moment
même
où
je
sortais,
y
a
le
Simon qui s’amène.
Il dit :
« Quel bon vent qui t’amène vieux Jo ?»
La Louise m’a regardé en pouffant.
«
C’est
pas
l’vent,
je
lui
dis
en
rigolant,
c’est
rapport
à
la
clôture
du
champs
de
ormes
pour
savoir
quel
jour
le
José,
le
commis
des
Galois
doit
passer
pour
la
réparer avant qu'on y mette les moutons.»
Alors il dit :
«
D’accord
mais
je
vois
vraiment
pas
ce
qu’il y a de drôle à ça ?»
Il pouvait pas comprendre.
En
me
rentrant
je
me
suis
rendu
compte
que
j’avais
oublié
de
demander
la
réponse
à
savoir
quel
jour
le
José,
le
commis
des
Galois
doit
passer
pour
la
réparer
avant
qu'on y mette les moutons.
Enfin
bref,
j’en
reviens
à
mes
bottes
que
j’ai
acheté
chez
Lapeyre.
Elles
sont
increvables.
Elles
ont
quand
même
bien
fêté leurs 12 ans c'est sûr.
Elles
sont
plus
toutes
jeunes
mais
elles
me
servent
encore
bien
des
fois
;
et
j'ai
pas
honte
à
le
dire.
J'irais
pas
jusqu'à
aller
à
la
pêche
avec,
mais
elles
me
servent
encore
bien…