Q u é q u e t t e
.
La taulière : PAULETTE / Son jeune fils : MIKE.
JOEL : client et ami de la taulière
Deux clients : RAYMOND dit : Dudule ; ROUGEAUD.
GENEVIÈVE : une employée.
La musique de ” Super-Copter ”
Mike est en train de regarder « Super Copter »
Générique de fin de“ Super-Copter ”.
Mike détourne les yeux de la télé
MIKE :
— Dudule !
Dudule réponds-moi.
Réponds-moi. Qu'est-ce que c'est que le genre d'animal
c'que j'vais t'dire :
“ C'est un animal qui vit le matin à quatre pattes, le
midi à deux pattes, et le soir à trois pattes ? ”
Au public :
— C'est la question que je posais ici à Dudule. Ici.
Ici
c’est
le
café
à
ma
mère.
Le
vrai
nom
d’ici
c’est
“
Poètes
Café
”
.
Poètes
comme
les
poètes.
Ça
craint
!
Je
préfère
si
on
dit
plutôt
“
Chez
Paulette
”
.
Paulette,
c’est
le
nom
à
ma
mère.
Ma
mère a préféré garder ? C’est nul !
“ Poètes Café ” ! ( Il hausse les épaules. )
Au
café
il
y
avait
Dudule,
Dudule,
c'est
pas
son
vrai
nom.
Il
a
un
vrai
nom
;
autrement
il
s'appelle
Raymond.
C'est
un
habitué
au
café.
Y avait aussi Rougeaud, un autre habitué ; pas seulement au café à
ma mère mais habitué aussi à d’autres cafés que celui à ma mère.
Rougeaud c’est pas vraiment son vrai nom, il a un autre vrai nom.
Y avait Joël, un habitué à ma mère.
Y avait aussi Geneviève, une employée à ma mère, et moi.
Moi... ?
Ah oui ! Moi, moi c'est Mike... Et vous... ?
Mike c'est pas mon vrai nom qui est Michel... C’est tellement nul
que je préfère si on m’appèle Mike, c'est plus classe, je veux.
Les gens sont nuls : l'autre jour, au café à ma mère, je pose une
question à Dudule. Il est plutôt style pas trop nase Dudule lui. Il
aime bien rigoler.
Dudule, Dudule réponds-moi.
Réponds-moi.
Qu'est-ce
que
c'est
que
le
genre
d'animal
c'que
j'vais
t'dire
:
“
C'est
un
animal
qui
vit
le
matin
à
quatre
pattes,
le
midi
à
deux
pattes,
et
le
soir
à
trois
pattes ? ”
Maman c'est pas à toi que je pose !
Au public :
— Je connais ma mère, elle peut pas s’empêcher de mettre son
grain de celle qui sait mieux que les autres !
— C'est à Dudule que je pose. Alors hein... !
PAULETTE :
Mais je ne dis rien, mon poulet.
MIKE :
Au public :
— Mon poulet, mon poulet, la honte quand elle dit ça !
A Raymond :
—
C'est
à
toi
Dudule
que
je
pose.
“
C'est
un
animal
qui
vit
le
matin
à
quatre
pattes,
le
midi
à
deux
pattes,
et
le
soir à trois pattes. ”
Je pose à Dudule.
JOEL :
—
Mais
non,
c'est
pas
comme
ça
la
question
!
Je
suis
sûr
que
c'est
pas
comme
ça
la
question
mon
poulet.
Mais de toute façon c'est l'homme.
RAYMOND :
— C'est l'homme ?
MIKE :
— Bein ouais ! c'est l'homme.
Mais
normalement,
en
fait
la
vérité
c'est
pas
comme
ça
qu'c'est
vrai.
Normalement
il
a
cinq
pattes
le
soir
parce
que le matin il se lève...
RAYMOND :
— Alors si c'est pas ça, alors pourquoi tu as appris ça ?
PAULETTE :
— Mon poulet, ne fais pas attention à ce que dit
Raymond, vas-y. Vas-y, explique-nous mon poulet.
MIKE :
— Parce que normalement c'est comme ça qu'on
l'explique, j'y peux rien.
RAYMOND :
— Cinq pattes, le matin, le matin lorsqu'il se lève.
Lorsqu'il se lève, il bande !
MIKE
En haussant les épaules :
— Quatre pattes !
Quatre pattes. C'est à dire le matin dans le lit t'es à
quatre pattes, t’as les... ?
Il est à quatre pattes le matin dans le lit, il a les doigts
de pieds... euh...
Le
midi
t'es
sorti
du
lit,
t’as
les…
et
le
soir...
le
soir
t'es
au
lit
et...
Ah
ouais
!
ah
ouais
!
ah
ouais
ouais
ouais
!
Voilà
:
c’est
les
soirs
où
il
travaille
pas
où
il
a
cinq
pattes, parce que…
JOËL :
—
C'est
pas
comme
ça
la
réponse
Mike.
C'était
déjà
pas
comme
ça
la
question.
Même
si
c’est
l’homme
la
réponse.
PAULETTE :
— Vas-y Joël, raconte-nous ça. Ecoute bien ce qu’il va
te dire, mon poulet.
JOËL :
— Oh non ! Parce que j'm'en souviens plus exactement !
MIKE :
Au public :
— Alors il y a ma mère et Dudule :
PAULETTE :
— A vous deux vous faites une belle paire de nuls
hein ! Vous êtes un peu nuls !
RAYMOND :
— Vous êtes un peu nuls !
PAULETTE :
— A vous deux vous êtes un peu nuls hein !
RAYMOND :
— Vous êtes vraiment nuls hein !
PAULETTE :
— Ah ils sont nuls !
RAYMOND :
— Ah vous êtes nuls !
PAULETTE :
— Ah vous êtes nuls !
MIKE :
Au public :
— C’est eux qui sont nuls.
PAULETTE et RAYMOND
Au public, pour qu’ils reprennent avec eux :
— Ah ils sont nuls !... Ils sont nuls !...
et puis RAYMOND se prenant à chanter :
—
”
Ah
oui
m'sieur
l'inspecteur
/
On
connaît
ça
par
cœur.
/
On
n'est
pas
des
imbéciles,
/
On
a
même
de
l'instruction,
/
au
lycée
Papa au lycée Papi au lycée Papillon..... ”
Allez, tous ensemble ! : — ” On n'est pas des imbéciles, / On a
même de l'instruction... ”
MIKE :
Au public :
— Vous êtes nuls pareils !
Après un temps :
— Et puis y a Rougeaud, il avait encore rien dit, il a fallu qu’il en
rajoute.
ROUGEAUD :
( Personnage plus raffiné, philosophe, entre deux verres. )
...qui au printemps marche à deux pattes euh… à l'été
à...
Au printemps marche à quatre pattes, l'été à deux pattes
et à l'hiver à… trois.
PAULETTE :
— A trois pattes voilà c'est ça !
MIKE :
— A trois pattes ? ... Pourquoi, à l'hiver on vit à trois
pattes ?
RAYMOND :
— Ah vous êtes nuls !
PAULETTE :
— Ah vous êtes nuls !
MIKE :
Au public :
— C’est eux qui sont nuls.
PAULETTE et RAYMOND
Au public, pour qu’ils reprennent avec eux :
— Ah ils sont nuls !... Ils sont nuls !...
et puis RAYMOND se prenant à chanter :
—
”
Ah
oui
m'sieur
l'inspecteur
/
On
connaît
ça
par
cœur.
/
On
n'est
pas
des
imbéciles,
/
On
a
même
de
l'instruction,
/
au
lycée
Papa au lycée Papi au lycée Papillon..... ”
Allez, tous ensemble ! : — ” On n'est pas des imbéciles, / On a
même de l'instruction... ”
MIKE :
Au public :
— Vous êtes nuls pareils !
Après un temps :
— Et puis y a Rougeaud, il avait encore rien dit, il a fallu qu’il en
rajoute.
ROUGEAUD :
( Personnage plus raffiné, philosophe, entre deux verres. )
...qui au printemps marche à deux pattes euh… à l'été
à...
Au printemps marche à quatre pattes, l'été à deux pattes
et à l'hiver à… trois.
PAULETTE :
— A trois pattes voilà c'est ça !
MIKE :
— A trois pattes ? ... Pourquoi, à l'hiver on vit à trois
pattes ?
RAYMOND :
— Oh !
JOËL :
— Oh !
MIKE :
Au public :
— Moi c'est bien d'une histoire de quéquette que je parlais, et
Joël il me parle d'une histoire de canne !
A Joël :
— Toi tu parles d'histoire de canne moi j'parle d'une
histoire de quéquette moi. T'as rien compris !
JOËL :
— Pourquoi elle traîne par terre ?
MIKE :
—
Mais
non
!
Le
soir,
le
soir
tu
t'en
sers...
Deux
soirs
par
semaine
tu
t’en
sers,
quand
tu
travailles
pas
le
lendemain ! Le Week-end.
Au public :
— Et Joël il me dit :
JOËL :
— Oh ! non, non, mais Mike t'es à côté de tes pompes.
Et Dudule :
RAYMOND :
— On se calme. Si vous ne voyez pas d'inconvénient,
moi je vais aller pisser.
MIKE :
Au public :
— Qu'il aille pisser ? J'en avais rien à secouer. Sont
nuls. Comprennent rien aux histoires de cul.
” Rideau ”
Dudule est allé pisser
Mike regarde à nouveau le téléviseur au-dessus du
comptoir tandis qu'en voix off :
PAULETTE :
— Raymond !
RAYMOND :
— Oui.
PAULETTE :
— T'as besoin de nous ?
RAYMOND :
— Oui.
JOEL :
Ah ah ah ah !
PAULETTE :
— On arrive, tu la trouves ?
RAYMOND :
— Non.
JOËL :
— Il a oublié son sonotone.
ROUGEAUD :
— T'as pas ta pince à épiler aujourd'hui ?
PAULETTE :
— Raymond !
RAYMOND :
— Oui.
PAULETTE :
— La laisse pas tomber ahaha !
ROUGEAUD :
— T'as pas ta pince à épiler ?
C'est une patrouille attends-moi là... comme on
chantait hein au 2ème Dragon ( Il chante ) :
” C'est une patrouille attends-moi là,
entretiens-toi pendant qu'elle passe...
Patrouille attends-moi là entretiens-toi pendant c'temps
là.
Tiens Paulette, redonne-moi un petit coup.
M a c h o - D o l t o
La taulière : PAULETTE, son fils MIKE.
Robert dit : RAYMOND / ROUGEAUD.
une cliente : Madame MARCELLE.
Entrée de Mme Marcelle
MIKE :
Au public :
— Et puis y a Joël qui est sorti en même temps qu'il y a Mme
Marcelle qui est rentré avec un sac à provision.
PAULETTE :
— Bonjour Madame Marcelle !
Retour de Dudule
MIKE :
Au public :
—
Et
puis
y
a
Dudule
qui
est
revenu
des
toilettes
en
disant
:
«
Ah
!
Bon
Dieu
que
c'était
bien
les
amis,
vous
pouvez
pas
savoir. Bon Dieu que c'est bon ! »
RAYMOND :
— Ah tiens, Bonjour Madame Marcelle !
Comment allez-vous Madame Marcelle ?
MIKE :
Au public :
— La vielle gronchonne fait celle comme si elle avait pas entendu
et elle commande un café à ma mère.
Mme MARC :
— Un café.
MIKE :
Au public :
— Ma mère lui sert son café et lui dit :
PAULETTE :
— Il fait beau aujourd'hui Madame Marcelle, non ?
MIKE :
Au public :
— La vioque murmonne quelque chose qu'on comprend pas. Et
puis ensuite il y a ma mère qui se met à causer à Dudule.
PAULETTE :
Au public :
— Je disais à Raymond que, pendant qu'il était pas là, je disais à
Rougeaud : « Il y a plus d'hommes... D'hommes, de machos ; y a
plus beaucoup de vrais hommes... »
A Raymond :
— Il y a plus d'hommes... D'hommes, de machos, y a
plus beaucoup de vrais hommes.
C'est
vrai,
il
n'y
a
plus
beaucoup
de
vrais
hommes.
Hein
?
Ce
matin
là
en
faisant
mes
gâteaux,
je
me
disais
que
mon
prochain
coup,
mon
prochain
coup
c'est
un
mec qu'est vraiment heu... tu vois...
RAYMOND :
— Un mec heu, BIEN, quoi.
PAULETTE :
— UN HOMME !
RAYMOND :
— UN VRAI !
PAULETTE :
— Tu vois un macho un mec heu... tu vois, qui m'dise
heu : « Bon fais pas chier laisse-moi tranquille ! »
Au public :
— Des fois quand tu as vécu toute ta vie avec des hommes sans
personnalité, tu aimerais… Vous voyez ce que je veux dire.
Moi j'ai vu mon père, mon père qu'est un homme très respectueux,
qu'est un homme qui sait c'qu'il veut, et moi j'vais vous dire, ma
mère qu'a une aussi grande gueule que la mienne, c'est pas peu
dire, ma mère qu'était très… vous voyez heu, et bein mon père
boum ! c'est lui qui commandait ; mais mon père n'a jamais tapé
sur ma mère ; on parle macho... mais mon père fait tout à
la maison…
ROUGEAUD :
— Un macho ne tape pas sur une gonzesse.
PAULETTE :
A Rougeaud :
— Non non, faut pas dériver c'que j'veux te dire, tu
comprends.
Au public :
— Quand on dit macho ça veut pas dire... taper c'est pas ça...
Mon père est un homme qui heu, s'occupe des papiers, qui
s'occupe du bricolage, qui s'occupe de... C'est un homme, à la
maison, voilà.
L'homme à la maison, c'était un homme très très bien hein.
” L'homme à la maison ”.
C'est
lui
qui
commande,
et
ma
mère,
ma
mère
tout
en
ayant
un
foutu
caractère,
ne
fait
pas
ce
que
mon
père
n'a
pas
envie
qu'elle
fasse.
Et
si
par
exemple
ma
mère
dit
:
«
On
va
là.
»
,
il
lui
dit
:
«
Tu
es
libre
d'y
aller
si
tu
veux,
moi
j'ai
pas
envie
j'aime
pas,
je
/
n'y
/
vais / pas. »
Et quand il a dit je n'y vais pas…
Il y a plus d'hommes, d'hommes, de machos, y a plus beaucoup de
vrais hommes... Vous voyez ce que je veux dire.
RAYMOND :
— Non ! y en a encore quelques-uns !
PAULETTE :
— Y a pas beaucoup de vrais hommes voilà. Enfin j'dis
macho...
ROUGEAUD :
Au public :
— Sous prétexte qu'on doit pas toucher à une dame euh... elle peut
tout faire alors ? C'est pas vrai.
PAULETTE :
—
Faut
pas
dériver
c'que
j'veux
te
dire,
j'ai
pas
dis
qu'on
avait
pas
le
droit
de
tout
faire,
au
contraire
moi
j'disais
que
j'aimerais
un
homme
qui
me
sécurise
vraiment,
tu
vois. J'parle pas d'argent hein, on s'entend bien.
Au public :
—
Par
contre
si
il
m'dit
«
PAULETTE
ce
soir
j'te
paye
le
restaurant…
»
Dans
ce
cas
là
c'est
différent.
Et
si
il
me
donne
une
belle
bagouze
pleine
de
brillants…
Je
crois
que
c'est
pas
excessif... Non ? Vous voyez ce que je veux dire.
ROUGEAUD :
— La folie est une forme d'ivresse particulière... Tiens
donne-moi plutôt un coup tiens...
Au public :
— La folie est une forme d'ivresse particulière : ça n'est que ça.
PAULETTE :
— Ça dépend du degré.
ROUGEAUD :
— C'est rassurant la folie d'ailleurs. Sauf pour les
autres.
PAULETTE :
— On peut être fou d'amour.
Vous trouvez pas que c'est beau c'que j'viens de dire ?
On peut être fou d'amour.
ROUGEAUD :
— Il parait que ça t'arrive…
PAULETTE :
— A qui, à moi ?
ROUGEAUD :
— Oui je parle à toi, pas à Mme Marcelle. Il parait que
ça t'arrive. Oui oui oui, ça arrive aux âmes simples.
PAULETTE :
— Au zob simple ?
ROUGEAUD :
— AUX ÂMES ! ... Aux âmes simples.
PAULETTE :
— Aux âmes simples ?
ROUGEAUD :
— Aux âmes pures... Aux âmes pures...
PAULETTE :
Au public :
— Y a personne qui est ici. et qui n'est jamais été amoureuse
enfin ! Au moins une nuit.
Merde faut être con quand même ! Ou alors faut être impuissant,
c'est l'un ou l'autre. Voyez ce que je veux dire.
RAYMOND :
— La plus belle des choses, c'est l'amour. C'est con
mais c'est vachement bien.
PAULETTE :
Au public :
— Même si c'est pas le grand amour parce qu'il y a des degrés
en amour, mais c'est agréable. C'est pas vrai les filles ? Enfin !
RAYMOND :
— C'est vachement agréable.
Au public :
—
C'est
vachement
agréable
?
...
et
alors..
”
Je
t'aime
tu
m'aimes
”
tu
regardes
dans
les
yeux
et
tu
t'endors
rapidement
après...
Tu
t'endors
tout
de
suite
hein
:
Rrrr
fuuu
Rrrr
Fuuu
,
«
Mon
chéri
!
Mon
chéri
!
»
—
Rrrr
Fuuu
laisse-moi
dormir
Nom
de
Dieu
merde
casse-toi salope !
PAULETTE :
Au public :
— Moi je crois que je ne serais plus amoureuse d'un mec qui sent
des pieds.
RAYMOND :
— Ah ! Alors les pieds ! … Et le cul ? ...
PAULETTE :
— J'ai horreur d'un mec qui sent des pieds !
RAYMOND :
— Et le cul ? ...
Et le cul ? ... et la tête : ” Alouette gentille alouette...
alouette... ”
ROUGEAUD :
— Ah ! Ça c'est la grande jubilation de l'homme
célibataire, pouvoir péter librement dans son lit.
PAULETTE :
— Oh ça m'étonne pas d'toi !
RAYMOND :
— Moi j'aime bien péter, parce que le pet c'est ce qu'il y
a de mieux au monde.
ROUGEAUD :
— Absolument c'est beau ça !
RAYMOND :
— Ça dégage c'est bien frais, le slip, le slip est tout
marron au derrière mais enfin heu...
ROUGEAUD :
— C'est que c'était foireux. C'était foireux.
RAYMOND :
— Mais alors le mieux, le mieux c'est d'péter quand y a
une fille qui te fait une pipe alors là… moi, là faut
vraiment...
Là
faut
vraiment
qu'elle
ait
du
courage
pour
continuer
hein.
Vous
n'êtes
pas
d'accord
avec
moi Madame Marcelle ? Vous ne dites rien.
PAULETTE :
— Il ne faut pas l'écouter Mme Marcelle vous savez.
Mme MARC. :
— Oui, ce que je sais c'est que Mme Marcelle remettra
plus les pieds ici !
RAYMOND :
— Allons Mme Marcelle !
ROUGEAUD :
— N'étant pas l'inventeur de la chose, je vais la restituer
à son, à sa propriétaire
qu'était une grande
psychanalyste et qui a dit un
jour heu heu... : « La
femme qui ne supporte pas l'odeur de la merde de son
mec, heu…, ne l'aime pas. »
Cette dame là s'appelait Françoise Dolto.
Au public :
—
Elle
a
écrit
ça.
Françoise
Dolto
,
et
c'était
la
mère
de
Carlos.
Elle
a
écrit
ça.
«
La
femme
qui
ne
supporte
pas
l'odeur
de
la
merde de son mec, ne l'aime pas. »
PAULETTE :
— Tu peux aimer ton mec sans aimer son pet.
ROUGEAUD :
— Non non ! La merde l'odeur de la merde ! « L'odeur
de la merde », elle a dit.
C'est Madame Françoise Dolto. T'es pas Françoise
Dolto toi ?
RAYMOND :
— Mais dans l'effort ça arrive ; qui n'a pas pété dans un
effort ? Qu'en pense Mme Marcelle ?
Mme MARC. :
Au public :
— Ce que je sais c'est que Mme Marcelle remettra plus les pieds
ici !
PAULETTE :
— Alors pour savoir si t'aime ton mec il faut déjà savoir
si t'aime son pet alors ? Ah ah ah ! ...
Au public :
Pour savoir si t'aime ton mec il faut savoir si t'aime son pet.
Ahahah !
ROUGEAUD :
— Non. Non non ! Tu passes aux chiottes après lui, tu
dis : « Tire pas la chasse je veux voir. »
RAYMOND :
— Au bon moment : « Oh ma chérie encore encore ! »
« Prouaaaa ! » ....
Au public :
—
Elle
a
écrit
ça.
Françoise
Dolto
,
et
c'était
la
mère
de
Carlos.
Elle
a
écrit
ça.
«
La
femme
qui
ne
supporte
pas
l'odeur
de
la
merde de son mec, ne l'aime pas. »
PAULETTE :
— Tu peux aimer ton mec sans aimer son pet.
ROUGEAUD :
— Non non ! La merde l'odeur de la merde ! « L'odeur
de la merde », elle a dit.
C'est Madame Françoise Dolto. T'es pas Françoise
Dolto toi ?
RAYMOND :
— Mais dans l'effort ça arrive ; qui n'a pas pété dans un
effort ? Qu'en pense Mme Marcelle ?
Mme MARC. :
Au public :
— Ce que je sais c'est que Mme Marcelle remettra plus les pieds
ici !
PAULETTE :
— Alors pour savoir si t'aime ton mec il faut déjà savoir
si t'aime son pet alors ? Ah ah ah ! ...
Au public :
Pour savoir si t'aime ton mec il faut savoir si t'aime son pet.
Ahahah !
ROUGEAUD :
— Non. Non non ! Tu passes aux chiottes après lui, tu
dis : « Tire pas la chasse je veux voir. »
RAYMOND :
— Au bon moment : « Oh ma chérie encore encore ! »
« Prouaaaa ! » ....
Attention
!
Ce
n'est
ni
Rougeaud
ni
moi
qui
nous
serions
permis
de
dire
ça
devant
vous
Mme
Marcelle,
c'est Françoise Dolto.
Clin d'œil Au public.
ROUGEAUD :
Au public :
— Je vous jure que la mère de Carlos, Françoise Dolto, c'est une
plus grande psychiatre... mais elle a écrit ça...
PAULETTE :
— Je remets un p'tit coup à Rougeaud pour que son pet
passe plus vite ?
C'est vrai qu'il faut l'aimer pour sentir les pieds, le cul, il
faut vraiment l'aimer.
RAYMOND :
— Non moi ça les pieds alors là franchement hein...
Prenant le public à témoin :
— Franchement, vous n'êtes pas d'accord ? ... Les pieds.
ROUGEAUD :
— Non mais alors ça c'est de la négligence.
PAULETTE :
Prenant le public à témoin :
—
C'est
vrai
que
le
cul
c'est
très
sale.
L'amour
c'est
déjà
sale...
et
si
en
plus
ton
mec
est
quelqu'un
qui
pète,
qui
pue
des
pieds...
c'est
pas très agréable quand même.
RAYMOND :
Prenant le public à témoin :
— Qui s'lave pas ah ah ! ... Qui pue du bec et en plus il a un
râtelier, il a rien pour lui le mec !
ROUGEAUD :
Prenant le public à témoin :
—
Surtout
quand
il
se
livre
à
des
faveurs
buccales
et
que
le
râtelier
reste
accroché
putain
!
…
Ça
je
voudrais
voir
ça
quand
même ! Avec le râtelier qui reste.
RAYMOND :
Rougeaud
arrête
de
dire
des
choses
pareilles
devant
Mme
Marcelle
enfin
!
...
Tu
sais
qu'elle
n'apprécie
pas
la
vulgarité.
Veuillez
l'excuser
Mme
Marcelle,
il
ne
sait
plus ce qu'il dit.
Il fait un clin d'œil complice au public.
PAULETTE :
— Laisse ma clientèle tranquille toi... Mais ne faites pas
attention Mme Marcelle.
RAYMOND :
— Vous nous quittez déjà Mme Marcelle ?
PAULETTE :
— Au revoir Mme Marcelle.
Mme Marcelle s'apprête à sortir.
RAYMOND :
— Mme Marcelle bonsoir.
PAULETTE :
— Il est chiant ce mec !
Mme MARC. :
—
De
toute
façon
je
reviens
plus
ici
alors.
Mme
Marcelle
ne
remet
plus
les
pieds
dans
votre
”
Poètes
Café ”
!
Mme Marcelle sort
Mme Marcelle est sortie
RAYMOND :
— ” Elle me fait Poet-poet ,je lui fais Poet-poet, on se
fait Poet-poet et puis ça va. ” La vie est belle ! Non ?
ROUGEAUD :
—
«
Il
peut
y
avoir
des
poètes
tant
qu'on
voudra,
de
belles
idées,
de
nobles
formes
:
la
vie
seule
est
la
marque de l'art. »
RAYMOND :
—
Dis
donc
Paulette,
j'espère
que
tu
as
remarqué
qu'on
s'est
bien
tenu
devant
Mme
Marcelle,
on
a
fait
un
sacré
effort, de vrais gentlemen.
Enfin,
maintenant
qu'elle
n'est
plus
là,
plus
rien
ne
nous
empêche
de
parler
librement.
On
va
pouvoir
se
défouler,
on
peut
même
chanter
.
”
Elle
me
fait
poète
poète
,
je
lui
fais
poète
-poète,
on
se
fait
poet-poet
et
puis
ça
va.
”
La
vie est belle Nom de Dieu !
ROUGEAUD :
—
«
....
car
la
vie
est
passée
avant
qu'on
ait
pu
vivre.
»
c'est
Victor
Hugo
qui
a
écrit
ça
,
”
La
légende
des
siècles ”
...
Victor Hugo... Bonne adresse.
RAYMOND :
Au public :
— « Dans la vie il y a à boire, et à manger. Commence déjà par
boire, le manger est au fond du verre. » Votre serviteur,
himself. Ce n'est pas écrit, je n'ai pas de temps à perdre.
Avouez que la vie est belle... non ? ... Non ? ...
Paulette ne laisse pas les verres vides.
A la santé de Mme Marcelle et longue vie au ”
Poète Café ”.
” On n'est pas des imbéciles, on a même de
l'instruction, au lycée Papa au lycée Papi au lycée
Papillon... ” J'aime bien la chanson, un homme doit
chanter, pour être heureux il doit chanter. C'est beau le
chant, entre copains. Faut chanter, c'est ça la vie.
Ah ! oui M'sieur L'inspecteur on connaît ça par cœur.
Au public :
Tous ensemble : On n'est pas des imbéciles, on a même
de l'instruction au lycée Papa au lycée Papi au lycée Papillon...
Paulette, remets-nous une tournée s'il te plaît...
C’est quand même chouette le Poète Café ! Non ?
” Elle me fait poète poète, je lui fais poète poète, on se
fait pouet-pouet et puis ça va. ”
MIKE :
Au public :
— Nuls !
\\\\\
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